La leptospirose - Fédération Nationale des Gardes Particuliers

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la leptospirose
         La leptospirose

       La période entre la contamination et l’apparition des premiers signes de la maladie (incubation) est de 4 jours à 2 semaines.
       Les manifestations cliniques de la leptospirose peuvent être de sévérité variable :
       Certains malades ne présentent que des signes ressemblant à ceux de la grippe (syndrome pseudogrippal) alors qu’on observe chez d’autres malades une atteinte de tous les organes (atteinte multiviscérale) et des hémorragies. Cette forme grave est connue sous le nom de leptospirose ictéro-hémorragique ou maladie de Weil.
       Elle survient plus volontiers chez des personnes alcooliques, dénutries ou dont l'état est fragilisé pour d'autres raisons.

        La forme pseudogrippale de la leptospirose est la plus fréquente :

      Elle concerne environ 8 malades sur 10.
      Elle débute par une fièvre élevée (39-40 °C), des céphalées, des douleurs musculaires (myalgies) et articulaires (arthralgies), parfois associées à des signes oculaires avec une rougeur (conjonctivite) ou une coloration jaune des yeux (ictère conjonctival) et à une éruption cutanée qui ressemble à celle de la rougeole (exanthème morbilliforme).
      Des atteintes des méninges (membranes qui enveloppent le cerveau et la moelle épinière), des reins, du foie ou des poumons peuvent apparaître.


        Les formes graves de leptospirose se caractérisent par :

       - une insuffisance rénale aiguë pouvant nécessiter une mise du malade sous dialyse (rein artificiel) ;
       - une atteinte hépatique associée à un ictère (jaunisse) ;
       - des manifestations neurologiques avec des convulsions et pouvant aller jusqu’au coma ;
       - des manifestations cardiaques comme une péricardite (atteinte de l’enveloppe du cœur) ou une myocardite (atteinte du muscle cardiaque) ;
       - des hémorragies plus ou moins importantes des organes, de la peau ou des muqueuses.


         De nombreux organes sont touchés dont le foie et les reins :

       Il existe de nombreuses variétés de Leptospira interrogans.
       Après avoir pénétré dans l'organisme, les leptospires passent dans la circulation sanguine et se disséminent dans tous les organes, puis se fixent dans les tissus vers le 8e jour. `
       Elles attaquent avec prédilection le foie, les reins et le système nerveux, entraînant des lésions plus ou moins importantes des cellules et des tissus de ces organes.
       Les lésions des tissus touchés sont dues aux effets des toxines des leptospires et aux réactions immunitaires que l'organisme déclenche contre les bactéries. Celles-ci sont éliminées par voie urinaire au bout de 15 jours environ.


        L’homme se contamine de façon occasionnelle lors d’activités professionnelles ou de loisirs :

       Divers et nombreux animaux interviennent dans le cycle de transmissions des leptospires, principalement des rongeurs : rats, souris, mulot, campagnol, ragondin, rat musqué…Ce sont les seuls qui hébergent la bactérie sans déclarer de maladie (porteurs sains).

      Les autres réservoirs animaux développent des infections non mortelles et passent souvent inaperçues :
      - des animaux de compagnie (chiens, chats, cochons d’Inde, hamsters, chinchillas…) ;
      - des animaux de ferme (bovins, chevaux, porcs…).

      Les animaux infectés éliminent les leptospires dans le milieu extérieur par leurs urines.
      Ces bactéries peuvent facilement survivre dans les eaux douces (jusqu’à 28 jours) et dans les sols boueux (jusqu’à 35 jours).

      En revanche, leur durée de vie dans l’eau de mer n’excède pas 24 heures.


     Chez l'homme une peau saine est un barrage efficace contre les leptospires.
     Celles-ci ne peuvent en effet pénétrer dans l’organisme qu’à travers une peau  ou des muqueuses lésées.

     Des blessures mêmes minimes peuvent leur servir de porte d’entrée.

     La contamination se fait soit directement par contact avec des urines ou des tissus d’animaux infectés, soit indirectement par l’intermédiaire d’eaux, de végétaux ou de boues souillées par ces urines.Il n’y a pas de transmission interhumaine de la leptospirose.

     Les mesures préventives sont des mesures d'hygiène :

     Différentes mesures permettent de prévenir la leptospirose :
     - des mesures collectives : la lutte contre les rongeurs, notamment la dératisation.
     - des mesures de protection individuelles qui consistent à respecter des règles d’hygiène : ne pas se baigner en eau douce lorsqu’on est porteur d’une plaie.
     - le port de bottes et de gants par les personnes qui exercent une activité professionnelle qui les expose aux leptospires et la vaccination des professionnels les plus exposés.

     En cas d’apparition de signes comme une fièvre après une baignade en eau douce durant la période estivale, il faut aller consulter un médecin.


La F.N.G.P est un organisme  de formation professionnelle  enregistré DA N° 11 92 20165 92 à la Préfecture d' Ile de France
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